Urbex, historique et patrimoine

Fourvière Ouest Lyonnais « FOL » (2) – Après la disparition de la ligne

Après la disparition du FOL… Saviez-vous qu’un petit train / tramway de campagne a circulé à Lyon 5e ? Qu’il permettait de relier Lyon Saint-Just à Vaugneray en 45 minutes environ ? Qu’il avait également jusqu’au début des années 1930 une branche entre Craponne et Mornant ? Qu’on a évoqué régulièrement la réutilisation de son ancien itinéraire ? Et qu’on l’a finalement fait en créant la ligne de bus C24 express ?

Préambule

Comme pour l’ensemble des articles de ce blog, je n’ai eu aucun contact d’aucune sorte avec les marques éventuellement citées et ai acheté sur fonds propres les produits évoqués. 

Un petit train à Lyon 5e ?!

Savez-vous qu’un petit train / tramway de campagne a circulé à Lyon 5e ? Si vous avez lu cet autre article du blog, probablement… Vous savez alors qu’elle a disparu à la fin de l’année 1954.

Le FOL ou Fourvière Ouest Lyonnais à la gare de Vaugneray Maisons-Blanches avant la montée vers le centre du bourg par une voie en accotement.
Le FOL ou Fourvière Ouest Lyonnais (vu ici à la gare de Vaugneray Maisons-Blanches) partait de Lyon Saint-Just et est resté dans de nombreux esprits comme le « train de Vaugneray ».

Depuis la fermeture du FOL, réflexions… et deuxième vie ?

1954

En cette fin d’année, c’est la fin du FOL. Le dernier service restant (Lyon Saint-Just – Vaugneray bourg) est remplacé par un bus sous l’indice « 37 ».

1955

Mis à part des « coulées vertes », il ne reste pas grand chose du « Fourvière Ouest-Lyonnais ». La ligne a déjà été déclassée et déferrée… et le matériel brûlé puis ferraillé ! Si vous n’avez pas lu l’article consacré à l’historique, voici une vidéo exceptionnelle de la ligne dans son état final. Le matériel et les voies sont peu (ou pas ?) entretenus.

Le FOL à sa fermeture, lien vers une vidéo montée par « miclo69 » et présentée sur Youtube sous le nom « 1954_Ligne OTL de Lyon St Just à Vaugneray et Mornant ».

Années 1960 à 1990

Certains espèrent conserver la plateforme pour y installer un train touristique. Les paysages traversés ne sont pas aussi spectaculaires que la fameuse ligne « Mastrou » en Ardèche (à partir de 1969) ou le chemin de fer de la Mure (1997) mais ils restent tout à fait agréables. Et si proches de la ville !

Les années passent. La périurbanisation commence. Dans les rangs des passionnés de transports en commun et de patrimoine, on milite pour la réouverture de la ligne mais sans grand succès. Même parmi les défenseurs des transports collectifs, beaucoup pensent encore que, de façon inéluctable, les déplacements en périphérie se feront surtout en voiture avec rabattement, le cas échéant, vers des parkings-relais métro situés à l’entrée des villes.

Début des années 2000

Les mentalités changent progressivement. Les perspectives de réouverture sous une forme ou une autre se font de plus en plus proches. Avec l’aide de passionnés, je me prends au jeu et imagine ce que pourrait donner la reprise de l’itinéraire du FOL sur les bases suivantes :

  • connexion au réseau de trams-trains de la Région alors en projet (en tant que quatrième branche)
  • création d’une voie verte en continu en parallèle (pour compenser la reprise de la plateforme et même augmenter le linéaire)

Bien sûr, il ne s’agit que d’une idée sans prétention dont la faisabilité aurait été à confirmer.

Du côté institutionnel, la première étape d’une éventuelle réouverture, c’est une étude qui doit évaluer le potentiel d’utilisateurs, le coût de réalisation et de fonctionnement… Au début des années 2000, cette étude devient envisageable grâce notamment à la deuxième vie décidée pour l’ancienne voie ferrée (CFEL) à l’est. Cette dernière sera exploitée quelques années après à partir de la gare de la Part-Dieu sous les noms de T3 (jusqu’à Meyzieu) et RhônExpress (jusqu’à l’aéroport Saint-Exupéry).

Pour l’ancien itinéraire du FOL, le projet de réouverture est finalement devenu « LEOL », une ligne de bus empruntant des voies réservées sur cet ancien itinéraire ou à proximité. Plutôt que de faire son terminus à Saint-Just, la ligne profite du pôle multimodal (avec parking-relais) de Gorge-de-Loup et de sa connexion avec la ligne D du métro. On peut désormais emprunter l’héritier du FOL aux heures de pointe sous l’indice « C24 express ».

Et maintenant, que reste-t-il du FOL ?

J’ai effectué des passages occasionnels le long de l’itinéraire afin de noter l’évolution des lieux et la disparition progressive de certains bâtiments ou ouvrages d’arts… Vous pensez que le patrimoine est protégé ? Pas toujours…

En 2009, photo d'un centre social dans l'ancienne gare de la Demi-Lune (commune de Tassin-la-Demi-Lune)... détruite 2 ans plus tard !
En 2009, photo d’un centre social dans l’ancienne gare de la Demi-Lune (commune de Tassin-la-Demi-Lune)… détruite deux ans plus tard !

Cette petite gare méritait peut-être un autre destin… Voir plus de détails.

Avant la diffusion d’un article consacré aux traces du FOL en 2016, je vous propose de découvrir les photos de mes parcours occasionnels sur l’itinéraire entre 2002 et 2009. Mode d’emploi : cliquez sur ce lien puis sur la première photo et laissez-vous guider sur les traces du FOL ! (Nota bene : Si la légende ne s’affiche pas, cliquez sur le petit « i »)

La suite !

Vous pourrez bientôt poursuivre la lecture par l’article « sur les traces du FOL ».

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