Bivouac et campement fixe

Rando vélo (3/3) : Le matériel pour quelques jours

Vous envisagez une rando itinérante à vélo avec nuits en camping « sauvage » et sans assistance extérieure ? Vous vous demandez quel matériel prévoir ? Vous êtes à la bonne adresse !

Préambule

Comme pour l’ensemble des articles de ce blog, je n’ai eu aucun contact d’aucune sorte avec les marques éventuellement citées et ai acheté sur fonds propres les produits évoqués. 

Avant-propos

Pour votre rando vélo, si vous vous interrogez sur la distance quotidienne, la destination et comment s’y rendre ou en revenir, je vous propose un autre article de ce blog, premier d’une série de trois. Le deuxième article est consacré à la vie quotidienne. Ce troisième et dernier article qui s’intéresse au matériel commence donc par le conseil n°11. Mais rassurez-vous, l’ensemble des conseils sont rappelés en bas de page. Bonne lecture !

Quel matériel pour une rando vélo ?

Une rando en autonomie se prépare et s’organise. Et surtout si vous êtes dans une logique écolo et « pas cher » ! Grâce aux articles précédents, vous savez comment vous allez passer ces quelques jours en itinérance. D’un point de vue matériel, résumons nos contraintes : une approche « santé » et « écolo » et tout ce qu’il faut pour profiter au mieux de l’expérience (ce sont des vacances !)… mais pas trop de poids et de volume pour ne pas trop souffrir sur notre vélo. L’équation est compliquée et des concessions seront probablement nécessaires…

Cet article n’a pas pour objectif de dresser un inventaire à la Prévert de ce qu’on pourrait prévoir. Je préfère insister ici sur des points qui me semblent importants.

Le matériel de camping et vie quotidienne

Dormir

Pour les nuits, tout le monde aura bien sûr pensé à la tente. Enfin, j’espère… Pour profiter au mieux de son séjour, il en faudra une légère et peu encombrante. Si vous avez prévu de vous en resservir régulièrement et prévoyez donc d’investir, sachez qu’on trouve aujourd’hui des modèles tout à fait corrects à moins de 200€ dans les grandes surface d’articles de sport (selon la formule consacrée). Si votre budget est limité, essayez d’en emprunter (ou en louer ?) une.

Autre point : le sac de couchage (ou « duvet »). Depuis de nombreuses années, dans le sac de couchage, je ne me passe plus de mon sac à viande. Il s’agit, dans mon cas, d’un simple drap de 140 cousu en deux qui me sert de « sac de couchage à l’intérieur du sac de couchage ». L’avantage est double : je lave le sac à viande et n’ai plus besoin de laver le duvet (ces petites choses n’apprécient pas trop le lavage !) et je dispose ainsi d’un bon isolant. Le confort supplémentaire est de pouvoir varier les possibilités de couverture en fonction de la température : tout fermé lorsqu’on a froid, duvet ouvert et sac à viande baissé lorsqu’on a chaud et l’intermédiaire du duvet ouvert avec le sac à viande bien relevé !

Un coussin peut paraitre un confort superflu en rando autonome. N’oubliez pas cependant que si vous ne trouvez pas de position efficace pour la nuit, vous risquez de mal dormir et/ou de ressentir des douleurs le lendemain. Il peut être alors intéressant de prévoir un moyen de reposer sa tête à convenance. Plutôt que d’emporter un objet supplémentaire, vous pouvez vous tourner vers ce dont vous disposez déjà. L’emballage de votre sac de couchage peut, par exemple, accueillir vos vêtements et vous aider à passer une bonne nuit sans frais supplémentaires !

Dans le même ordre d’idée, prévoyez un matelas et choisissez bien votre lieu de couchage. Vous contorsionner pendant la nuit pour éviter une pierre est le parfait moyen de gâcher votre temps de récupération. Pour le matelas, plusieurs écoles existent, du matelas mousse à la couverture multi-usages. J’ai opté, pour ma part, pour le classique matelas gonflable « automatiquement ». Pour garantir sa durée de vie, vous aurez une raison supplémentaire de bien vérifier à ce que rien ne dépasse du sol sous la tente !

N’oubliez pas, enfin, la couverture de survie réutilisable. Elle est parfaitement indiquée en cas d’accident mais au-delà de cette éventualité qu’on ne souhaite à personne, elle peut vous être d’un grand secours en tant qu’isolant thermique.

Conseil n°11 : Passer une bonne nuit est essentiel pour bien récupérer. L’inconfort lié au froid, à l’humidité, à la dureté du sol et/ou à une mauvaise position est à proscrire. Le matériel pour bien dormir selon moi :

  • Tente spéciale randonnée légère et peu encombrante (le top du top, c’est la tente avec abside pour abriter le vélo)
  • Sac  de couchage / duvet adapté aux températures la nuit là où vous vous rendez
  • Sac à viande (à faire soi-même avec un drap de 140 cousu en deux)
  • Un matelas mousse ou gonflable ou encore couverture adaptée
  • Une couverture de survie réutilisable

Se nourrir

Dans l’article consacré à la vie quotidienne, nous avons évoqué le réchaud. Le petit réchaud à bois semble une solution particulièrement intéressante. Vous n’emportez pas le combustible avec vous et gagnez ainsi quelques grammes. Par ailleurs, vous pouvez bricoler le vôtre si vous le souhaitez.

La popote (ou « gamelle ») peut aussi adopter une forme épousant bien celle du réchaud. Dans ce cas, le réchaud se range dans votre popote et vous gagnez de la place. Si vous bricolez votre réchaud, c’est une hypothèse à considérer.

Conseil n°12 : acheté ou bricolé, le réchaud à bois qui se range dans la popote est une bonne solution pour gagner de la place

L’eau

La première fonction de l’eau, c’est de vous désaltérer. Le classique bidon sur le cadre est bien pratique. Il reste à portée de main. Mais sa contenance ne sera pas suffisante pour couvrir l’ensemble de vos besoins : hydratation, cuisine et hygiène.

En complément, vous pouvez opter pour une bouteille plastique repliable (son volume augmente ou diminue en fonction de la quantité d’eau que vous transportez) et/ou une « vache-à-eau ». Cette dernière peut aussi remplir une autre fonction dévolue à l’eau dans la catégorie « hygiène » : la toilette. L’emballage d’une vache-à-eau est fréquemment noir. Exposé au soleil, il emmagasinera la chaleur pour rendre la toilette plus agréable. Vous trouverez même sur certains modèles des adaptateurs pour transformer l’embouchure en mini-pommeau de douche !

Enfin, complément à ces équipements, vous pouvez trouver pour une trentaine d’€uros une « bassine » pliable. Le principe est le même que les fameuses tentes deux secondes : la structure se plie et la « bassine » (un tissu imperméable cousu autour de cette structure) finit par occuper le diamètre d’un CD (sur 5 cm de hauteur).

Conseil n°13 : quel que soit le contenant choisi, donnez vous les moyens de ne jamais manquer d’eau tant pour vous désaltérer que cuisiner ou vous débarbouiller

Le vélo et le transport des bagages

Le type de vélo

Pour le type de vélo, il existe plusieurs écoles. Tout dépend bien sûr du terrain que vous souhaitez affronter. Logiquement, pour le tout-terrain, le VTT s’imposera. A l’inverse, des trajets sur route ou voies vertes goudronnées pourront être parcourus avec un vélo de route aménagé en « randonneuse » en offrant un rendement supérieur à un VTC ou VTT. Vous serez probablement tenté de faire coïncider le terrain parcouru avec la monture dont vous disposez peut-être déjà. Si vous prévoyez un achat, sachez que pour ma part, je suis  très content du VTC. Je peux circuler avec sur route comme sur chemins pas trop accidentés. ça me semble un bon compromis.

Conseil n°14 : choisissez le vélo en fonction du type de terrain que vous souhaitez parcourir… ou inversement !

Vélo avec roue-remorque près du pont de l'Île de Ré
Mon fidèle VTC en test de roue-remorque et avec toutes les sacoches correspondantes (près du pont de l’Île de Ré, Charente-maritime)

Le transport des bagages

Quel que soit le type de vélo, pour une rando en autonomie, ne commettez pas l’erreur de partir avec un sac à dos ! Les sacoches semblent incontournables. Si vous le pouvez, répartissez même les charges sur le vélo en les multipliant. Ainsi, pour un long voyage, n’hésitez pas à investir dans un porte-bagage supplémentaire sur la roue avant pour disposer de deux paires de sacoches en plus et, pourquoi pas, une sacoche de guidon. Mais on n’en est pas là…

Pour quelques jours, une paire de sacoches sur le porte-bagage arrière et un petit sac par dessus devraient suffire. Une paire de sacoches arrières de bonne qualité (fabrication, étanchéité, visibilité, etc.) coûte une centaine d’€uros. Là encore, si vous n’en avez pas, essayez d’en emprunter ou d’en louer.

Conseil n°15 : oubliez le sac à dos ! Une paire de sacoches arrières et un petit sac étanche seront suffisants pour quelques jours

VTT équipé pour la randonnée (rando vélo plateau sud-ardéchois et vallée du Rhône drômoise, 2013)
VTT équipé pour la randonnée avec paire de sacoches arrière et petit sac sur le porte-bagage (rando vélo plateau sud-ardéchois et vallée du Rhône drômoise, 2013)

Les vêtements

Pour la catégorie vêtements, je vous renvoie à l’article « Vélo quotidien (débutants) : Passer au vélo en 5 étapes« . Vous y trouverez tout ce qu’il faut notamment pour braver la pluie. Un indispensable pour une rando avec plusieurs heures par jour sur une selle : le cuissard. Certain(e)s ont « peur » du cuissard ou, plutôt, du « look » qu’il engendre. S’il faut vraiment choisir, entre le « look » et le « confort », ayez bien en tête que le « mal aux fesses » peut aisément gâcher le plaisir de l’expérience ! Et si le look est essentiel, vous pouvez tenter les sous-vêtements renforcés comme des cuissards. Vous les portez sous un vêtement classique, ni vu, ni connu. Dans ce cas, choisissez-les bien et testez-les sur au moins une bonne demi-journée avant la rando. En plus de leur amorti, leur conception doit éviter les frottements et ils doivent être suffisamment respirants pour supporter les heures passées sur le vélo.

Conseil n°16 : ne négligez pas le cuissard (ou son équivalent) ! Pour les autres vêtements, veillez à ne rien oublier en faisant une liste à cocher.

Petit matériel de réparation du vélo

Avant la rédaction de l’article dédié aux débutants et consacré au petit matériel à prévoir en cas de sortie à vélo, voici une liste basique (et classique) :

  • Chambres à air de rechange
  • Petits outils de réparation (ex. outil multifonctions, rustines, colle à rustines, gratte-pneu, démonte-pneu)
  • Pompe de secours

Conclusion – Le matériel pour une rando vélo

Vous avez maintenant un retour d’expérience de rando à vélo sans assistance traitant des « Bases pour des vacances écolo pas chères« , de la vie quotidienne et enfin du matériel. Vous craignez d’avoir oublié quelque chose ? Je vous propose un lien externe de « check list« . Bonne rando !

Rappel des conseils pour réussir sa rando vélo de quelques jours avec bivouac et sans assistance

Conseils pour les bases

  • Conseil n°1 : pour vous rendre sur place et/ou revenir de votre rando, privilégiez le covoiturage ou, plus probablement, les lignes de cars ou trains acceptant les vélos
  • Conseil n° 2 : si vous débutez, pour bien profiter, ne partez pas trop loin !
  • Conseil n°3 : soyez flexible sur la longueur de vos étapes afin de profiter au mieux de vos vacances
  • Conseil n°4 : adoptez le camping dit « sauvage »… avec toutes les précautions nécessaires !

Conseils pour la vie quotidienne

  • Conseil n°5 : en plus des fontaines publiques et/ou des robinets des cimetières, arrêtez-vous régulièrement dans des cafés/bars pour faire le plein d’eau et de confort !
  • Conseil n°6 : au gré de votre voyage, au jour le jour, achetez des produits (si possible, locaux et de saison) pour alimenter vos repas de midi et goûters
  • Conseil n°7 : le soir, préparez-vous des plats chauds, pourquoi pas à base de produits déshydratés qui seront pratiques et légers à transporter ?
  • Conseil n°8 : le matin, faites-vous un peu plaisir pour profiter au mieux de la journée qui commence
  • Conseil n°9 : ne prenez pas trop de vêtements mais au moins deux jeux différents pour pouvoir en laver un et le faire sécher pendant que vous portez l’autre. Vous pouvez notamment prendre une matière synthétique qui séchera vite. N’oubliez pas également un vêtement en coton qui vous sera très agréable la nuit.
  • Conseil n°10 : en cas de pluie, n’hésitez pas de temps en temps à déroger à la règle du camping « sauvage ». Vous êtes là pour profiter de vos vacances et parfois, déroger une seule fois vous permet d’aller jusqu’au bout de votre projet… Notez, d’ailleurs, que le conseil peut s’appliquer de la même manière à l’alimentation (aller une fois au restaurant plutôt que de s’en tenir exclusivement au déshydraté).

Conseils pour le matériel

  • Conseil n°11 : Passer une bonne nuit est essentiel pour bien récupérer. L’inconfort lié au froid, à l’humidité, à la dureté du sol et/ou à une mauvaise position est à proscrire ! Le matériel pour bien dormir selon moi : tente spéciale randonnée légère et peu encombrante (le top du top, c’est la tente avec abside pour abriter le vélo), sac  de couchage / duvet adapté aux températures la nuit là où vous vous rendez, sac à viande (à faire soi-même avec un drap de 140 cousu en deux), un matelas mousse ou gonflable ou encore couverture adaptée, une couverture de survie réutilisable
  • Conseil n°12 : acheté ou bricolé, le réchaud à bois qui se range dans la popote est une bonne solution pour gagner de la place !
  • Conseil n°13 : quel que soit le contenant choisi, donnez vous les moyens de ne jamais manquer d’eau tant pour vous désaltérer que cuisiner ou vous débarbouiller
  • Conseil n°14 : choisissez le vélo en fonction du type de terrain que vous souhaitez parcourir… ou inversement !
  • Conseil n°15 : oubliez le sac à dos ! Une paire de sacoches arrières et un petit sac étanche seront suffisants pour quelques jours
  • Conseil n°16 : ne négligez pas le cuissard (ou son équivalent) ! Pour les autres vêtements, veillez à ne rien oublier en faisant une liste à cocher.

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